Archive for janvier, 2011

12 janvier 2011

“D’autres priorités” – La Meuse 12/01

Romain Gaudron, jeune candidat Ecolo d’Arlon, dit regarder cette crise politique belge avec “une certaine fatigue. ” “C’est la réaction épidermique par rapport à tout cela,une fatigue,du dégoût de la chose politique, de la colère même ”, explique-t-il.“Je pense qu’il y a d’autres priorités socio-économiques que l’on ne peut actuellement pas traiter parce que la situation au niveau institutionnelle est bloquée. ”

Ce n’est certainement pas la politique fédérale que l’on étale à travers les médias, ni les politiciens qui s’affichent au coeur de cette crise qui ont poussé le jeune Arlonais à se lancer dans la politique. “La politique, pour moi, c’est une manière de m’impliquer dans la défense d’une cause que je crois juste, que j’estime importantes ”, confie-t-il. Et pas des
débats stériles. “Cette crise politique met notamment en évidence la limite des partis traditionnels à trouver une solution. Regardez le CD&V et le cdH qui n’arrivent pas à s’entendre, alors qu’historiquement c’est le même parti. Ils n’arrivent plus à défendre, eux deux, des solutions communes pour avancer. Alors que au niveau d’Ecolo et de Grund, on continue à discuter, à proposer des solutions. Car, oui, il y a des solutions, des possibilités d’avancer ”,explique le jeune Ecolo. Pour lui, la sortie de cette crise se trouve dans le dialogue. Lui, en tout cas, continuera à défendre les idées
qui lui tiennent à coeur jusqu’au moment où elles seront entendues. «

S.L.

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12 janvier 2011

Des jeunes qui croient encore en la politique – La Meuse 12/01

Ils se sont engagés et nous livrent leurs réflexions et suggestions originales

Sept mois après les élections fédérales, la Belgique ne dispose toujours pas d’un gouvernement. La population se pose des questions. Certains jeunes n’ont pourtant pas hésité à s’engager en politique. Regrettent-ils ce choix aujourd’hui? Nous leur avons posé la question. La Meuse Luxembourg a aussi voulu aller plus loin. Quelle solution adopteraient-ils s’ils se trouvaient à la table des négociations?

1 Être plus à l’écoute des autres.
Conseiller communal à Marche, Nicolas Grégoire (cdH), 31 ans, croit en cette solution. “Il faut que les parties présentes prennent le temps de l’écoute et fassent un pas vers l’autre. Si chacun campe sur ses positions, rien ne pourra être solutionné, ” souligne- t-il.
2 Mettre tout le monde autour de la table.

Pour Audrey Carlier (MR), 28 ans, échevine à Rendeux,“tous les partis doivent se retrouver à la table des négociations. Et ce n’est pas parce que je suis libéraleque je le dis. En sept mois, les deux partis gagnants (PS/N-VA) n’ont toujours pas réussi à trouver un accord. Élargir le débat me semble désormais nécessaire. Je pense  vraiment qu’il y a moyen de s’entendre.”

3 Créer un gouvernement tout de suite.

Présidente du CPAS à Sainte-Ode, Marie Dessé (MR), 25 ans, estime que l’urgence est “de créer un gouvernement tout de suite. Ce dernier se donnerait pour missiondetraiterdesaffairescourantes. Mais aussi de développer de nouveaux projets pour lutter contre la crise économique ”. L’institutionnel? “Cela fait des années que cela dure. Pourquoi ne pas attendre que le gouvernement soit lancé pour remettre le dossier sur la table… ”

4 Créer des astreintes financières

Gregory Mertz (cdH – Aubange) propose des“utopies originales”: “des élections pour le gouvernement fédéral, encore… oui mais avec la possibilité pour chaque Belge de pouvoir voter pour la liste et/ou les candidats de son choix! À situation spéciale, scrutin spécial. Un francophone peut très bien choisir d’être représenté par un flamand et vice-versa. Nous sommes Belges avant tout! J’ajouterais un système d’astreinte financière. On fixerait une échéance pour la formation d’un gouvernement et, passée la date butoir, les vainqueurs du suffrage auraient à payer des indemnités par jour de retard.

Sophie Laloux, conseillère communale et provinciale de Gouvy pense qu’un retour aux urnes à brève échéance est inévitable. “Il faut rebattre les cartes en espérant que la NVA et le CD&V soient sanctionnés ”. Par contre, pour Nele De Corte, conseillère communale cdH à Vielsalm, originaire de Flandre, “de nouvelles élections ne changeront rien. Les négociations doivent se poursuivre. Un compromis est encore possible pour autant que chaque parti fasse preuve de bonne volonté. Je pense que la NV-A a la volonté d’aboutir à un accord ”.

5 Des partis nationaux, une circonscription fédérale

Pour l’Arlonais Alexandre Larmoyer(MR), ce sont les deux communautés qui doivent apprendre à mieux se connaître. “Il faut voir, avant tout, comment mieux vivre ensemble. Prenons l’exemple du Grand-Duché, où on enseigne trois ou quatre langues jusqu’en dernière année du secondaire. Le problème, en Belgique, c’est la langue. Finalement, chacune des communautés ne comprend pas celle qui est en face d’elle. Il y a une école à Arlon, où on n’enseigne tout simplement plus le néerlandais. Si on arrivait à se parler, on pourrait se rendre compte que l’un et l’autre ne veulent pas du séparatisme, de nouvelles synergies pourraient se créer. Je ne désespère pas voir à nouveau émerger des partis nationaux ou une circonscription fédérale. des francophones pourraient voter pour des néerlandophones, et inversement. Mieux vaut parler de cela que d’un plan B. Nous sommes un pays, tentons de fonctionner comme tel.”

6 Elire des politiques, pas des pros de la com’

“Il faut faire de la politique avec ceux qui veulent en faire. Pour moi, Bart de Wever, à travers ses déclarations ou lorsqu’il participe àun jeu télévisé, ne fait pas de la politique mais de la communication ”, explique Romain Gaudron
(Ecolo). “Des solutions peuvent être apportés, peuvent être trouvés. Cette réforme de l’Etat, cette régionalisation, il faut l’envisager intelligemment, pour être plus efficace, pas pour créer un état fédéral squelettique. La Flandre, dans sa majorité, sait que le séparatisme n’est pas possible. ” «


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