Archive for mai, 2013

5 mai 2013

Interpellation relative au soutien à l’économie locale par l’utilisation de l’Epi Lorrain

Lancé le 21 juin 2012, l’Epi Lorrain est une monnaie locale complémentaire (MLC) valable en Gaume et dans le pays d’Arlon. Elle a pour ambition de soutenir la consommation de produits de l’artisanat et des commerces locaux. Aujourd’hui, c’est près de 70 prestataires de la région qui acceptent le paiement en Epis.

Une MLC, ne pouvant par définition être dépensée que localement, retient l’argent dans l’économie locale et par conséquent la favorise. En parallèle, elle réduit notre empreinte écologique et  recrée une société ancrée sur son propre territoire et favorise lacréation d’emplois locaux.

L’Epi Lorrain, soutenu par la province de Luxembourg,  a été initié dans un premier temps principalement dans la région de Virton. Le projet s’étend aujourd’hui sur Arlon. Six commerces arlonais sont actuellement partenaires de l’Epi et la dynamique est en bonne voie pour s’étendre dans les prochains mois.

 

Le soutien du collège communal permettrait de faciliter le développement de l’Epi à Arlon. C’est pourquoi, nous regrettons que le collège arlonais n’ait pas apporté de réponse à la sollicitation de l’asbl Epi Lorrain.

 

Une manière simple, et non coutante pour la commune d’Arlon, de soutenir l’Epi consisterait à verser la prime de fréquentation du parc à conteneurs en Epis. De cette manière, une somme importante, 53.000 € au budget 2013, et reposant sur de nombreux consommateurs serait directement injectée dans l’économie locale.

 

Le collège peut-il préciser pour quelle raison il n’a pas apporté de réponse à cette sollicitation ?

 

Envisagez-vous d’instaurer le paiement de la prime relative à la fréquentation du PAC en Epis Lorrain ?

 

D’autres formes de collaborations sont-elles envisagées avec l’asbl Epi Lorrain ?

 

D’avance merci pour vos réponses,

 

Romain Gaudron

 

Conseiller communal

Chef de groupe Ecolo

 

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3 mai 2013

Ecolo propose de chasser le chômage plutôt que les chômeurs !

La dégressivité accrue des allocations de chômage fait partie des nombreuses politiques de sanction et d’exclusion décidées par le gouvernement Di Rupo en matière d’emploi, qui frappent durement les plus faibles, sans résoudre aucunement la pénurie d’emploi.

Elle s’ajoute à l’allongement du stage d’insertion pour les jeunes sortant de l’école ou à la limitation des allocations d’insertion dans le temps qui conduira au 1er janvier 2015 à environ 30.000 exclusions, dont 70 à 80% seront des Wallons !

On peut encore citer le durcissement de l’accès au crédit-temps et aux assimilations de carrière, la révision de la notion d’emploi convenable, etc.

Bref, le PS, le CDh et le MR ont choisi d’accentuer la précarisation des travailleurs, avec ou sans emploi, et de reporter une grosse partie des coûts de la solidarité vers les communes !

Aujourd’hui ECOLO a mobilisé ses conseillers CPAS et des militants de la locale d’Arlon pour se joindre aux travailleurs, avec ou sans emploi, pour dénoncer ces mesures et proposer la mise en place d’un plan tandem qui permettrait de créer 100.000 emplois !

Permettre à des travailleurs âgés de lever le pied progressivement, sans perte trop spectaculaire de revenus, les remplacer par des travailleurs jeunes, qui pourront vivre leur première expérience professionnelle et bénéficier d’un tutorat. C’est le concept tout simple du plan tandem. Tout profit pour les travailleurs, les employeurs… et le budget de l’Etat comme le montre son application depuis les années 2000 dans les secteurs de l’aide aux personnes, projet initié alors par les ministres écologistes Detienne et Maréchal.

Pour sortir de la morosité socio-économique et offrir de nouvelles perspectives en matière d’emploi, ECOLO propose d’appliquer la formule à l’ensemble du secteur privé. En partageant mieux le travail disponible, le plan Tandem peut sortir 100.000 jeunes du chômage et améliorer la carrière des aînés !  

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3 mai 2013

« Le piétonnier est en souffrance » – L’Avenir 29/04

«Le piétonnier est en souffrance», a reconnu vendredi la directrice d’Arlon Centre-Ville. Écolo parle épi lorrain. Le collège préfère des chèques commerce.

Sans titre Le piétonnier est en souffrance !» Ce n’est qu’une phrase, un constat exprimé par la nouvelle directrice d’Arlon Centre-Ville, Marielle Flammang, au cours de la présentation de l’ASBL de gestion de l’hyper-centre qu’elle a fait, vendredi soir devant le conseil communal. Ce n’est certes pas neuf, mais certains signes sont « chaque jour plus alarmants ».Ainsi, la Grand-rue du chef-lieu compte actuellement «17 %de cellules vides» et, a insisté Mme Flammang, «il est urgent de stopper l’hémorragie».

 Comment ? Là n’était pas le débat du jour, mais l’exposé circonstancié des axes de travail

de la gestion de centre-ville d’une part (de la prospection commerciale aux actions de promotion en passant par la propreté et l’image du centre) et une question du conseiller communal Écolo Romain Gaudron, d’autre part, ont été l’occasion d’ouvrir la boîte à idées.

Et de montrer à quel point la santé du commerce à Arlon en général et au centre-ville en particulier inquiète tant la majorité que l’opposition.

 Sans présumer des questions qu’allait susciter l’intervention de Marielle Flammang, M. Gaudron avait demandé l’inscription à l’ordre du jour d’un point relatif à l’utilisation, à Arlon comme c’est déjà le cas en Gaume, de l’épi lorrain, cette monnaie locale complémentaire (MLC) «pour laquelle six commerces arlonais sont déjà partenaires ». Or, constate le chef de groupe des Verts, «le collège arlonais n’a pas apporté de réponse à la sollicitation de l’ASBL Épi lorrain ».

 «Notre réflexion est en cours, rétorque le bourgmestre, Vincent Magnus (cdH), et Mme Flammang vient d’ailleurs d’évoquer sommairement l’idée de diffuser des chèques commerce. Quoi qu’il en soit, et même si nous avons beaucoup de respect pour l’épi lorrain, notre démarche au collège visera à soutenir en priorité le commerce arlonais.»

 L’échevin André Perpète (PS) ajoute que «l’objectif est de mettre tous les commerçants sur un pied d’égalité et non les seuls qui adhèrent ou adhéreront à l’épi lorrain». Romain Gaudron, qui allait dans sa question jusqu’à «envisager le paiement de la prime de fréquentation du parc à conteneurs en épis lorrains», se dit déçu par la position du collège.

« C’est aussi aux propriétaires de faire des efforts ». Pour sa part, la conseillère cdH Joëlle Denis a déjà recueilli, au sujet du projet de chèques commerce, «une réaction de Catherine

Arnold, présidente de l’association commerciale, qui n’y est guère favorable car cela coûterait aux commerçants». «En tout cas, quel que soit le système, il faut que ce soit les commerçants qui le veuillent, et le politique qui le soutienne, pondère Matthieu Sainlez (cdH). Quitte même à ce que deux systèmes coexistent.»

 Tandis que M. Perpète souligne que, « la priorité, pour l’heure, est la prospection commerciale», M. Gaudron pense qu’il faut aussi «ramener des habitants au centre-ville », prenant Marche-en-Famenne et sa prime à la réhabilitation en exemple.«Oui, enchaîne Anne-Catherine Goffinet (cdH), mais c’est aussi aux propriétaires de faire des efforts. Notre centre est vieux et la configuration des cellules, étroites, est telle qu’il faudrait que les propriétaires s’entendent pour aménager des accès indépendants aux étages. Et ça, croyez-moi, ce n’est pas gagné, même si ce n’est pas faute d’essayer.»

 Enfin, Alexandre Larmoyer, chef de groupe MR, souligne «l’importance d’avoir une vision globale sur nos pôles d’attractivité pour que vive notre centre, et de façon plus générale, notre ville d’Arlon».

 «Mais c’est bien notre intention, conclut, déterminé, M.Magnus. Je vous rappelle notre projet pour l’ancien palais de justice. Croyez-moi, dans les mois et les années qui viennent, ça va bouger!» C’est noté.

Philippe Colling

3 mai 2013

Les Epis lorrains ont besoin d’un second souffle – Le Soir 25/04

Voilà un an, l’Epi lorrain était lancé officiellement en Gaume pour permettre d’acheter dans des commerces de proximité, fermes, boucheries, cafés, librairie, menuiserie, magasin de jouets, etc. L’idée avait été initiée par Françoise Urbain au départ de l’ASBL Solidairement qui a repris voici quelques années l’épicerie de Meix-devant-Virton, et qui est par ailleurs une initiatrice de l’ASBL Les Grosses Légumes. Dix mois plus tard, les billets en épi (d’une valeur de 1, 5, 10, 20 et 50 épis, un épi valant un euro) circulent en continu, mais sans doute trop discrètement. Une cinquantaine de commerces l’acceptent, de Virton à Florenville en passant par Arlon, Chiny et Gérouville. Et même Avioth, en France voisine. « On essaye d’une part de se faire connaître par plus d’utilisateurs potentiels, et d’intensifier auprès d’eux le réflexe épi, commente Julie Flauder, co-présidente de l’ASBL L’Epi lorrain. Car les gens sont intéressés, mais ils n’ont pas le déclic naturel d’utiliser l’épi.D’autre part, il faut renforcer le réseau de commerçants. Il y a de la demande mais on fonctionne uniquement avec quelques bénévoles et c’est assez lourd. On espère trouver une solution d’ici peu pour avoir un soutien plus permanent qui permettrait de développer le système. » Un système qui vise à renforcer l’économie locale, ce qui est plutôt positif dans la conjoncture actuelle.

 C’est un peu dans ce sens que le conseiller Ecolo Romain Gaudron interpellera le collège communal d’Arlon, ce vendredi soir. « L’Epi lorrain, dit-il, soutenu par la Province qui a imprimé les 10.000 premiers billets, a été initié d’abord dans la région de Virton. Le projet s’étend désormais sur Arlon, six commerces en font partie (NDLR :J-Paul Laurent horticulteur, La Lettre Ecarlate, Du Tiers et du Quart, Knopes, Barnichèvre, Le comptoir de la Cigogne à Toernich) et la dynamique va s’enclencher peu à peu. Le soutien du collège permettrait de faciliter son développement à Arlon. » Il regrette dès lors que le collège n’ait pas répondu à la sollicitation de l’ASBL et propose que la Ville verse la prime de fréquentation du parc à conteneurs en épis. « Soit 53.000 euros prévus au budget 2013, une somme importante qui pourrait être injectée dans l’économie locale. » Une bonne idée en soi. Réponse au conseil communal…

 J.-L.B.

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