Archive for juillet, 2013

17 juillet 2013

Gaudron, trublion arlonais – La Meuse 11/07

A 26 ans, Romain Gaudron (Ecolo) est l’un des plus jeunes conseillers communaux d’Arlon. Mais certainement pas le plus discret ! Il a démontré au cours des derniers mois qu’il n’avait pas sa langue en poche. Et les échanges animés entre lui et les membres de la majorité ont déjà été nombreux. Les répliques parfois cinglantes. Il irrite les uns, séduit les autres, mais ne laisse personne indifférent. En tout cas, il contribue à animer un cénacle communal qui hibernait depuis quelques années.

 4Comment êtes vous entré en politique ?

Durant mes études à Liège, j’ai été président du conseil des étudiants de mon école, puis de la Fédération des étudiants francophones (FEF). C’était déjà en quelque sorte une manière de faire de la politique, non partisane. Mais j’étais déjà affilié à Ecolo et j’ai eu l’occasion de m’investir dans le parti à partir des élections fédérales de 2010. Puis aux communales de 2012. Aujourd’hui, je travaille à mi-temps au CPAS de Martelange et à mi-temps comme assistant parlementaire de Cécile Thibaut.

 Vos interventions lors des conseils communaux sont souvent très remarquées et le climat est généralement tendu après vos prises de paroles… Êtes-vous conscient d’agacer certains ?

Vous savez, je vois mon mandat de conseiller communal comme un moyen de faire avancer les projets qui sont débattus et j’essaie toujours d’exercer un regard critique sur les projets présentés par la majorité. Je ne vais pas au conseil communal pour y dormir ou en retirer une quelconque gloriole. Je travaille beaucoup les dossiers en amont, j’essaie de bien faire les choses. C’est cela qu’attendent les électeurs qui ont voté pour nous. Si ça agace certains, tant pis.

 Vous êtes parfois sévèrement recadré par les élus de la majorité. Comment le vivez-vous ?

Quand on me fait une remarque, je prends acte, un point c’est tout. Cela ne me décourage pas. Mais je vise toujours les actes, pas les personnes.

 Pourtant, votre attaque sur le Bastognard Benoît Lutgen, président du cdH, que vous avez qualifié lors du dernier conseil communal de « petit garçon capricieux et colérique qui veut casser le jouet du voisin », rapport à sa gestion de la problématique Vivalia, a donné l’impression inverse…

Peut-être, mais c’est regrettable. Ma remarque portait sur des faits politiques. Je juge donc l’acte politique. Pas Benoît Lutgen en tant que personne. Il ne veut pas d’une polyclinique à Bastogne, mais à Arlon cela ne lui pose vraisemblablement pas de problème… C’est cela que je critique.

 Vous regrettez vos propos ?

Absolument pas.

 Certains disent que cette façon que vous avez de ruer dans les brancards est une manœuvre politique pour faire parler de vous…

Pour faire parler de soi, il y a d’autres moyens, comme le populisme, par exemple. Moi, j’essaie juste d’amener des éléments de fond sur la table, de présenter des arguments pertinents. Après, si certains combats y gagnent en visibilité dans la presse, tant mieux.

 Comment envisagez-vous votre avenir en politique ?

La politique locale, c’est une vraie passion. J’ai la chance d’être conseiller communal et d’agir pour la commune d’Arlon. Maintenant, à l’avenir, j’aimerais être dans le camp de ceux qui réalisent, donc dans la majorité…

 Cécile Thibaut a dit de vous que vous êtes « une graine de bourgmestre pour Arlon »…

Pourquoi pas ! J’aimerais déjà devenir échevin, un jour ou l’autre, ce serait déjà très bien.

GAUDRON, VU PAR LE MR

 

1 UE « Romain est un copain et on partage beaucoup de valeurs, même si nous sommes dans des partis très différents. Toutefois, malgré nos affinités, il est clair que nous ne fonctionnons pas de la même manière. Sa méthode, c’est de foncer dans le tas, et tant pis si ça fâche. C’est clair qu’à agir de la sorte, il ne se fait pas que des amis au sein du collège communal. Mais je pense que cette méthode du « rentre dedans », il la doit à son passé au sein de la FEF (Fédération des étudiants francophones, NDLR), où il est nécessaire d’« aller au clash ». Romain, c’est quelqu’un qui vit son engagement politique à fond, quitte à se prendre des coups.

Mais quoi qu’on en dise, c’est un garçon intelligent et très valable, il sait ce qu’il veut et il sait très bien ce qu’il fait. Quand il s’en prend à Benoît Lutgen lors du dernier conseil communal, il sait pertinemment qu’il va se ramasser une volée de bois vert. Mais au moins, il aura fait parler de lui, donc sa méthode fonctionne ! D’ailleurs, il va falloir que je trouve aussi quelqu’un sur qui m’acharner au prochain conseil communal, c’est visiblement une bonne stratégie ! »

 GAUDRON, VU PAR LE CDH

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 « Romain Gaudron fait son métier : faire vivre la section locale d’Ecolo. Il est salarié du parti, il faut donc pour lui qu’il y ait du rendement et qu’il obtienne une certaine visibilité dans les médias. D’autant que j’ai l’impression qu’il a des visées plus hautes que celles de conseiller communal d’Arlon…

Donc pour un leader politique comme lui, il est important de faire parler de lui dans la sphère médiatique. Cependant, je n’ai pas l’impression que sa façon de faire serve son groupe. Et parfois, ses interventions me dérangent. Les propos qu’il a tenus sur Benoît Lutgen vendredi dernier, je trouve que c’est une faute et une grande erreur. J’estime que le débat politique, si on veut qu’il soit de qualité, doit prendre de la hauteur.

Une attaque nominative comme celle de vendredi, sans même que la personne incriminée ne soit là pour répondre, cela ne contribue pas à élever le débat. Romain Gaudron est à fond dans l’idéologie politique, il défend bec et ongles les idées de son parti, coûte que coûte, mais parfois il faut savoir être en phase avec la réalité, être plus pragmatique…et sans doute plus conciliant ! »

 GAUDRON, VU PAR LE PS

 3« Romain Gaudron, c’est quelqu’un que j’apprécie, mais il est clair que je préfère entretenir des relations avec lui en dehors du conseil communal ! Lorsque l’on discute en dehors du milieu politique, il s’avère que c’est quelqu’un d’assez sympa et de plutôt chouette.

Toutefois, il est vrai qu’au conseil communal il est parfois un peu agaçant à force de ruer dans les brancards. Je crois qu’un peu plus de réflexion, parfois, ne lui ferait pas de tort… Il devrait sans doute peser davantage ses mots, essayer d’être un peu plus mesuré dans ses propos. Ce qu’il a dit vendredi sur Benoît Lutgen, c’était un peu « petit »… On peut critiquer les idées, bien sûr, mais pas les personnes. Surtout en leur absence. Néanmoins, il faut reconnaître aussi que Romain Gaudron n’a pas une place évidente au sein de l’opposition et qu’il sait défendre ses idées, a fortiori quand elles ne vont pas dans le sens de la majorité. Et puis, lui comme moi, nous ne sommes pas au conseil communal depuis bien longtemps : nous avons encore beaucoup à apprendre. »

Romain Goffinet

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17 juillet 2013

Des pylônes GSM qui inquiètent – Le Soir 09/07

Vendredi, le conseil communal arlonais a débuté par une intervention d’habitants de Freylange qui se plaignent de l’installation future d’une antenne GSM à proximité de leurs habitations, rue de la Bick, pour laquelle il y a eu délivrance de permis.

Cette interpellation avait déjà été demandée précédemment et avait été refusée. Le conseiller Romain Gaudron (Ecolo) était revenu à la charge pour ces Freylangeois.

Porte-parole des riverains, Marc Gonzalez a redit, à l’instar des habitants d’Etalle et de Vance qui eux aussi luttent contre une nouvelle antenne GSM, qu’ils n’étaient pas contre les GSM, mais bien contre l’installation de relais GSM situé à une distance trop proche des habitations.

« L’usage du GSM est un choix personnel et est limité dans le temps. Le pylône envoie ses ondes 24h/24 et s’impose même à ceux qui n’en veulent pas ! »

Et de critiquer l’enquête publique qui s’est déroulée en période hivernale, quand « personne ne va se promener dans le bois. Personne n’a donc vu les panneaux. On aurait pu être informés en direct. La moindre des choses dans un tel projet est d’organiser une information citoyenne.»

Secundo, comme ailleurs, les opposants critiquent les normes légales de la Région wallonne

(3volts/mètre/antenne) alors que le Conseil de l’Europe prône dans sa résolution 1815, par principe de précaution, 0,6V/m. Tant au niveau ministériel que local, les élus se retranchent donc derrière ces normes régionales.

Marc Gonzalez s’étonne que l’on puisse installer une telle antenne dans une zone labellisée

Natura 2000. « Les gens s’y promènent, il y a une piste de santé !

On peut comprendre qu’il y a un lobby de Belgacom, mais on veut vous convaincre, vous, nos élus, des nuisances de ce projet. La population n’est pas demandeuse et nous sommes les dindons de la farce. Etes-vous prêts à annuler le contrat puisque vous êtes propriétaire du terrain où sera installé le pylône ? », dira-t-il au collège. Un collège qui, par l’entremise du bourgmestre Vincent Magnus, a finalement écouté, mais botté en touche, estimant « qu’il y avait eu deux enquêtes publiques fin 2012 et début

2013, avec délivrance de permis début mars. Même le DNF a donné un accord. On a toutefois contacté Belgacom qui nous a dit qu’il y aurait réflexion. »

Un commentaire qui a laissé les riverains sur leur faim. « 300 euros par mois de location du terrain contre la santé des citoyens, cela nous choque ! », a dit Marc Gonzalez.

JEAN-LUC BODEUX

17 juillet 2013

Gaudron (Écolo) critique Lutgen et se fait recadrer par Magnus – L’avenir 08/07

Quelques interventions remarqués au conseil communal d’Arlon à propos du projet Vivalia 2025.

Guy Schuster (PS), ancien président des CSL, se dit « vexé par le peu demémoire et le peu de considération de mandataires, particulièrement du nord de la province, pour le travail accompli durant ces

25 ans. Durant cette période, quatre présidents ont restructuré les centres hospitaliers, déficitaires, des arrondissements d’Arlon et Virton.

25 ans de travaux pour arriver à quoi ? À des kots pour étudiants !

C’est inadmissible, alors que dans le nord, aucune restructuration ni regroupement ne se sont produits, avec la conséquence que les déficits ont continué d’être importants. »

Romain Gaudron (Écolo) a pointé du doigt…Benoît Lutgen. « C’était pour lui inacceptable, à l’époque, qu’on installe une polyclinique à Bastogne, alors qu’il est, aujourd’hui, pour qu’on installe une polyclinique à Arlon et Libramont.

Il y a un comportement qu’on peut difficilement comprendre.

J’ai l’impression d’être ici face à un enfant capricieux et colérique qui casse le jouet du voisin et non d’un président de parti sérieux. »

Le bourgmestre Vincent Magnus (cdH) et son prédécesseur Raymond Biren (cdH) ont jugé inacceptables ces propos au sujet de leur président de parti, qu’ils présentent comme « attentif et à l’écoute sur ce qu’il se passe à Arlon ». (NDLR. Le 16 juin dans ce journal,Magnus avait ouvertement critiqué Lutgen pour un rôle de l’ombre que celui-ci aurait joué dans la thèse «Molinfaing»).

Mais l’intervention sans doute la plus marquante vendredi aura été celle du conseiller cdH

Mathieu Sainlez. Ce jeune détenteur d’un doctorat en ingénierie et chercheur pour la haute école Robert Schuman a lui aussi remis en question la valeur scientifique de l’étude Vivalia.

« On voudrait émettre dans ce rapport une conclusion scientifique objective, sur base de pondérations scientifiques qui ont été réalisées de manière subjective. C’est quelque chose de très délicat et qui doit être manipulé avec le soin le plus complet, mais je ne pense pas que cela a été le cas. […] Ce qu’il faudrait faire, c’est analyser la variation des critères sur la variation des scénarios. ». L’échevin Perpète lui a demandé de présenter son analyse par écrit. B. N.

17 juillet 2013

Un panier garni pour Romain – L’Avenir 05/06

Une autre idée a donné l’occasion d’un échange entre Romain Gaudron, chef de groupe des Verts, et Anne-Catherine Goffinet (cdH), échevine des animations festives et commerciales, vendredi soir au conseil communal d’Arlon.

Écolo a en effet récemment mené sa petite enquête en ville et ses résultats ont montré «l’enthousiasme des Arlonais, et de ceux qui fréquentent notre ville, pour la  mise en place d’un tel projet» – encore qu’on imagine mal un quelconque chaland refuser le principe d’une offre élargie et, de surcroît, de proximité, mais là n’est pas le débat.

«Un marché des produits locaux ? Mais nous avons fait plus qu’y penser, rétorque Mme Goffinet, puisqu’avec l’ASBL Arlon Centre Ville, nous en avons organisé un, qui avait été appelé marché gourmand. Sept dates avaient été fixées, qu’il a fallu réduire à quatre, à la demande des producteurs eux-mêmes, faute de temps. Ils ne peuvent à la fois produire et courir tous les marchés. D’autre part, organiser un marché autour des seuls producteurs locaux n’est guère possible car ils ne sont pas assez nombreux.»

Et puis, il faut le dire aussi, certains commerçants du centre avaient tiqué, sans parler du succès de l’entreprise, mitigé.

«Fréquentez-vous le marché hebdomadaire, M. Gaudron ?

Avez-vous déjà compté le nombre de produits locaux qu’on y trouve ? » demande l’échevine qui les énumère puis qui, joignant le geste à la parole, offre au conseiller un panier qu’elle a garni elle-même d’achats effectués la veille. Sur les bancs, les conseillers salivent, regrettant peut-être de ne pas avoir eu la même idée que M. Gaudron, ainsi que le fait remarquer en riant l’échevin André Perpète.

Romain Gaudron, lui, n’en démord pas : «Tout le monde n’a pas le loisir d’aller au marché du jeudi. Écolo aimerait donc qu’un marché de produits locaux soit organisé à Arlon, le samedi. Cela marche bien à Saint-Hubert, alors pourquoi pas à Arlon ?»

Chacun campant sur ses positions, on en restera là.

 

P. C.

17 juillet 2013

Le coût de l’accueil extrascolaire décrié – La DH 04/06

L’accueil extrascolaire proposé par la Ville d’Arlon a fait l’objet au conseil communal d’une interpellation du groupe minoritaire Écolo. Elle concerne essentiellement des modifications tarifaires “qui vont à l’encontre d’un accès équitable à l’accueil extrascolaire pour chaque enfant, quel que soit le niveau de revenu de ses parents”, note le chef de groupe, Romain Gaudron.

 ET CE DERNIER DE PRÉCISER que l’augmentation de 0,08 € la demi-heure de présence, appliquée de la même façon à toutes les tranches de revenus, nuit à la progressivité de la participation financière des parents.

“Ce qui est le plus choquant, ce sont les motivations de la délibération. Elles se basent sur le tarif attractif pour les gens ayant de faibles revenus ou ne travaillant pas, et le nombre d’abus de ces derniers  qui engendre le manque de places pour les enfants dont les parents travaillent”, poursuit M. Gaudron.

dh acc extraPar sa voix, Écolo s’insurge contre “cette vision de l’accueil extrascolaire dont l’une des missions est de contribuer à la cohésion sociale en favorisant l’hétérogénéité des publics dans un même lieu”.

Une vision de la situation totalement remise en cause par l’échevin de la Petite Enfance. Il rappelle que la Ville d’Arlon compte cinq implantations qui accueillent plus de 900 enfants pour 25 personnes y travaillant.

La dernière fois que nous avons augmenté les tarifs, nous avons fait porter l’effort très largement aux revenus les plus élevés. Quant aux 50 cents la demi-heure, c’est un minimum et nous restons de loin les moins chers pour les faibles revenus”, précise Jean-Marie Triffaux.

Et ce dernier de dénoncer certains abus. “Quelques personnes qui n’ont aucun problème pour venir chercher leurs enfants à l’école à 15 h 30 trouvent que c’es ttellement bon marché et pratique qu’elles préfèrent payer 0,50 € pour ne pas s’occuper des enfants pendant l’année scolaire et les vacances. Des enfants qui restent souvent bien tard. Ces parents prennent la place d’autres qui en ont besoin”, regrette l’échevin.

 L. B.

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