Archive for novembre, 2013

17 novembre 2013

La rue Netzer bientôt réaménagée – L’Avenir 28/10

La rue Netzer reliftée et de nouveaux parkings en face de l’hôtel de villeétaient au menu d’un conseil communal kilométrique, à Arlon vendredi soir.

eeeCinq heures trente de conseil marathon, vendredi soir : le citoyen arlonais est sorti à minuit trente. Avec 60 points aussi différents que la passation d’un marché public pour l’achat d’écorces que les millions d’euros de budget du CPAS. Une flopée de présentations par des auteurs de projets pour améliorer le quotidien. On commence par la rue Nezter. Elle sera bientôt complètement reliftée dans sa seconde partie. Un trottoir plus large le long de l’Institut Notre-Dame (INDA). Deux « kiss and drive » pour déposer les enfants à l’approche de l’école, une voie unique pour sécuriser cet axe essentiel du ring. On a pensé aux vélos. Autre modification essentielle : l’apparition de feux aux abords de l’école.

La proposition d’élargissement de l’escalier à la hauteur du passage pour piétons n’aura finalement pas été retenue : une sorte d’amphithéâtre. L’échevin Jean-Marie Triffaux (PS), qui découvrait celui-ci, n’a pas envie qu’on démonte ces gradins un jour si un projet immobilier voyait le jour. Son voisin de banc, l’échevin André Perpète (PS), relaie le propos : il y verrait même un argument juridique dans le contexte difficile avec la Société QParks. L’Écolo Romain Gaudron et le MR Xavier Kroël trouvent que ce débat fait brouillon au sein du collège.

L’échevin André Balon (cdH) explique que le projet a évolué dans les derniers jours. Pour lui, le temps presse si on ne veut pas perdre les subsides pour l’aménagement de la voirie et faire avancer des rénovations dans la Grand-rue. Le conseiller Raymond Biren (cdH) rappelle que cet endroit fait partie d’un autre marché d’architectes pour la rénovation du parc. Le bourgmestre Vincent Magnus (cdH) propose de retirer la modification. Les travaux de la rue Netzer sont votés à l’unanimité : 150 jours ouvrables de chantier !

Une soixantaine de parkings en face à l’hôtel de ville Un autre dossier devrait faciliter la vie des clients dans le centre-ville. La Ville d’Arlon a obtenu 117 000 € de subsides afin de démolir la zone de l’ancien commissariat de police. Une soixantaine de parkings empierrés seront créés dans le courant 2014. Une série de maisons seront abattues du côté de la BNP. Les travaux dureront 40 jours. Estimation : 313 543 €.

Fin de soirée où l’on bâillait, mais le conseil devait donner son avis sur le plan éolien. Le principe que défend la Ville : les mettre le long de l’autoroute. Ce sera le cas près d’Ikea (3 éoliennes) et aussi dans une zone proche de la commune de Messancy (1 sur Arlon, 5 Messancy) pour des permis déjà délivrés. Écolo s’abstient car le conseiller Gaudron aurait voulu « que cette zone soit moins restrictive », en particulier à Sterpenich.

 Interlux : de l’électricité dans l’air

 Le conseil communal a décidé d’approuver l’intégration d’Interlux dans un projet de fusion des gestionnaires réseaux de distribution en une intercommunale unique « ORES ASSETS ». Un débat qui a lieu dans les conseils communaux. Une histoire de gros sous. La Commune suit le conseiller Guy Schuster (PS) puis l’échevin Balon (cdH), qui souhaitent une motion pour garantir une péréquation tarifaire. C’est que le Luxembourgeois paie déjà plus à l’heure actuelle. Alexandre Larmoyer, conseiller

MR, distribue un document en ce sens. Romain Gaudron et le groupe Écolo votent contre. Pour M. Gaudron, c’est le point le plus important de la législature et il dit ne pas se bercer d’illusion quant au réalisme de ce mécanisme de mutualisation des prix.

 Arlon, ville équitable

 L’échevin Kamal Mitri (cdH) souhaite que la Ville d’Arlon obtienne le label « Commune commerce équitable ». Le premier des six critères a été voté : celui d’un passage en séance publique prônant le « Fare trade ». La Ville s’engage à promouvoir ce juste échange commercial : les commerces et Horeca sont invités à rentrer dans le système.

 L’accès à un logement décent, « une priorité »

 L’échevin André Perpète (PS) a présenté la déclaration de politique générale en matière de logement. « L’accès à des logements décents est une priorité ». La Ville souhaite créer des logements d’insertion. Six semblent une étape réaliste. Elle envisage d’acheter et de réhabiliter plus de 70 logements. Si tout n’est pas pour aujourd’hui, des partenariats publics/privés sont à l’étude, ainsi que la lutte contre à la fraude. Écolo souscrit, mais voudrait plus de concret. Le conseiller Matthieu Sainlez (cdH) propose de revenir avec un partenariat intergénérationnel lors d’un prochain conseil.

 Des taxes discutées

 Le MR s’est abstenu sur les taxes sur les enseignes lumineuses et Écolo trouve discriminatoire le système de calcul des taxes pour l’enlèvement des déchets.

 ■ J .-J.G.

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17 novembre 2013

Une prime qui encourage le commerce – L’Avenir 23/10

Sans titre 2Une prime verte pour encourager le commerce de centre ville : le projet, que d’autres Communes ont déjà adopté, avait transparu en filigrane au printemps, lors d’un échange entre le bourgmestre d’Arlon, Vincent Magnus (cdH), et le chef de groupe Écolo au conseil communal, Romain Gaudron. Alors que le second suggérait à la majorité d’«envisager le paiement de la prime de fréquentation du parc à conteneurs en épis lorrains», le premier rétorquait : «Une réflexion est en cours». Toutefois, là où M. Gaudron préconisait une ouverture du monde commercial arlonais à la «monnaie citoyenne» gaumaise, M.Magnus voyait plutôt l’instauration de «chèques commerce » propres au chef-lieu.

«Quoi qu’il en soit, et même si nous avons beaucoup de respect pour l’épi lorrain, notre démarche au collège visera à soutenir en priorité le commerce arlonais», concluait le 27avril le bourgmestre, par ailleurs en charge des affaires économiques et commerciales. Outils promotionnels autant qu’incitants économiques, les chèques commerce seront en principe mis en circulation à Arlon dès la fin de cette année (lire ci-contre).

Et vendredi, le conseil communal sera invité à en approuver l’une de leurs utilisations possibles, dans le cadre du règlement de la prime de fréquentation du parc à conteneurs, aux points 50 et 51 de l’ordre du jour. Le premier point cité concerne l’«approbation du règlement de la prime visant à encourager la fréquentation du parc à conteneurs pour l’année 2014». Quant au second, le 51 donc, il vise bien les «abrogation et remplacement du règlement 2013 » de la même prime.

3 500 ménages y adhèrent déjà Actuellement, la ristourne est fonction du nombre de tampons bimestriels collectés, soit six (avec un minimum de 4) pour une année complète. La prime totale est de 15 €, et partielle jusqu’à 10 €. Bon an mal an, l’enveloppe ainsi allouée par la Ville d’Arlon à encourager ses citoyens à opter pour le tri sélectif est de 53 000 €, 3 500 ménages environ faisant parvenir leur carte à l’hôtel de ville.

Le nouveau règlement prévoit que, dès cette année et désormais, ces ménages arlonais – et tous ceux qui à leur tour feraient estampiller leurs visites au parc de la route de Neufchâteau – se verront retourner la prime non plus en euros, mais bien en chèques commerce.

Ceux-ci, émis par l’ASBL Arlon Centre Ville et dont la diffusion sera centralisée par la Ville, auront cours chez tous les commerçants adhérents qui exercent dans le périmètre que gère Arlon Centre Ville. «Une convention sera passée prochainement entre la Ville d’Arlon, l’ACIA et Arlon Centre Ville», ajoute le bourgmestre Magnus.

À peine né, le chèque commerce du chef-lieu fera d’une pierre deux coups : poser un geste pour l’environnement, ce sera aussi une façon d’encourager le commerce local. De centre-ville, rappelons-le.

 

17 novembre 2013

Le Sud-Luxembourg manifeste pour son hôpital – L’Avenir 23/09

Vivalia, tu nous tueras», « À Molainfaing, il n’y a rien ».Une dizaine de calicots et 3 000 citoyens pour dire « non » au démantèlement de la clinique d’Arlon. Surtout 3 000 « oui » à son maintien dans le chef-lieu. La rue des Déportés est noire de monde. D’un pas tonique, à l’image de la détermination, les bourgmestres d’Arlon, Attert, Martelange, Aubange et Virton, ouvrent la marche. Aussi des conseillers communaux, des parlementaires, anciens et actuels. Et bien sûr, le citoyen qui a répondu à l’appel des élus arlonais. Le Sud de la province s’est déplacé en masse pour enterrer la solution proposée par la direction de Vivalia, un hôpital régional de 600 lits à 40 km du cheflieu.

« Le silence est impressionnant », dit cette Arlonaise. Un monsieur plus radical crie : « Il faudrait un Larcier pour donner un coup de gueule. » Une dame quitte son fromager : « La clinique, c’est à Arlon. Là-bas, c’est stupide, les gens vieillissent ici ». Sur la place, le chef d’orchestre du jour, Vincent Magnus, se réjouit de n’avoir plus vu une telle foule depuis la médaille d’Ingrid Lempereur.

Chacune de ses phrases commence par un « on ne peut accepter », ponctuée d’applaudissements. Il martèlera les 18 millions d’euros investis sur les cinq ans, « nous avons droit à un hôpital de proximité dans un bassin de 100 000 habitants ». Et de citer la densité : « À Arlon, 239 habitants au km2 , 330 à Aubange, 44 à Neufchâteau ! On ne peut accepter ce démantèlement après avoir été les bons élèves ! »

Suit Marie-Claude Weber, administratrice MR au CA qui enfonce le clou. Les élus des quatre partis démocratiques seront unis pour éviter un désert médical à toute une province. Des interventions non dénuées d’humour. « On ne peut consentir un investissement de 350 millions avec la même naïveté que l’achat des croissants du dimanche matin », a lancé l’Écolo Romain Gaudron.

F. Culot, le maire de Virton, invite à oser à revoir la copie : « La présentation du projet 2025 m’a fait hélas penser au vernissage d’un Salon de l’auto. On nous présente un prototype dont on sait pertinemment qu’il ne verra jamais le jour ! » Quant à André Perpète, il fait référence à l’actualité pour un gaspillage scandaleux : « Nous ne voulons pas que le Costa Vivalia aille s’échouer sur les rochers de Bastogne, Hotton, Wellin, Molinfaing. Tous sur le pont pour l’hôpital d’Arlon et de Virton ! »

 

 

17 novembre 2013

Le Sud, contre Vivalia 2025 – Le Soir 23/09

Sans titreLa manifestation pour dire non au plan Vivalia 2025, et donc oui au maintien d’un hôpital aigu à Arlon, a mobilisé la foule ce samedi matin. Selon les organisateurs et la police, unanimement d’accord, ce qui est rare, l’estimation sur la place Léopold tourne autour de 3.000 personnes. Mais ils devaient sans doute être plus en rue car du haut de la rue des Déportés jusqu’à l’hôpital, ce fut une file ininterrompue. Impressionnant. « Du jamais-vu depuis la médaille de bronze de la nageuse Ingrid Lempereur, en août 1984 », dira le bourgmestre Magnus, ou depuis la colère des sidérurgistes en1977…

Certains nous ont soufflé que 3.000 personnes sur un bassin de vie de 100.000 personnes, ce n’est pas énorme, mais tout est relatif. Il est en tout cas rare dans le sud-Luxembourg de mobiliser autant de citoyens. Rare aussi de mobiliser autant d’élus de tous bords et de tous horizons. Car les bourgmestres d’Arlon, de Messancy, de Virton, d’Aubange, d’Attert, de Martelange étaient là, comme d’autres élus de ces communes, avec des représentants de Musson, St-Léger. Tintigny s’était fait représenter. Etalle inaugurait son arsenal des pompiers. Meix, Rouvroy, Chiny, Florenville, physiquement aux abonnés absents. Certains semblent être entre le bistouri et l’enclume… On a aussi noté la présence d’anciens bourgmestres d’Arlon et de Virton, Mrs Larcier, Deworme, Scharff. De l’hôpital à la place Léopold, tout le monde a défilé dans le calme, sans le moindre cri, la moindre intervention, comme l’avaient demandé les élus arlonais.

Juste quelques pancartes qui complétaient toutes celles que la Ville avait distribuées depuis une quinzaine de jours. Ce n’est que sur la place Léopold que les hommes politiques, et Pascal Pierre, président du conseil médical d’Arlon, ont pris la parole. Devant une foule compacte, tout acquise à la défense d’hôpitaux de proximité. Si la défense de l’hôpital est d’abord d’ordre géographique, puis stratégico-médical, le maire de Virton, François Culot, a resitué le débat. « Soyons clairs, je suis apolitique et non apparenté à un parti. Je ne suis pas défenseur d’une ville ou d’un axe. Si on peut nous démontrer et nous convaincre que le projet Vivalia 2025 représente l’avenir des soins de santé et est bon pour l’ensemble des Luxembourgeois, il faut avoir le courage politique d’accepter ce projet. Même s’il peut paraître, à court terme, contraire aux intérêts d’une ville en particulier. J’ai l’impression qu’on nous présente un prototype dont on sait pertinemment qu’il ne verra jamais le jour. » La messe est déjà dite…

 Un non unanime, Vivalia 2025 est mort

 I l nous est impossible de resituer tout ce qui a été dit ce samedi sur le perron de l’ex-palais de justice. Chacun a eu sa vision des choses, mais… dans le même sens. Pour dire finalement non au projet Vivalia 2025. Le bourgmestre d’Arlon Vincent Magnus était le plus mordant, estimant « qu’il est inacceptable que le bassin du sud, 110.000 personnes, soit oublié. Non à une polyclinique où il n’y aurait finalement plus grand-chose, même s’il y a le mot “clinique” ». Il rappellera ce qu’il a déjà dit depuis des semaines, en termes de mobilité, de financement très incertain, de déséquilibre de bassin de population. « L’hôpital doit être au milieu de sa population. Nous avons été les bons élèves de la province, nous sommes les premiers punis. Transformer

notre hôpital en polyclinique, jamais ! » Une vision corroborée par tous les autres élus. Romain Gaudron pour Ecolo, estimera que « certains pensent que l’hôpital unique est la seule manière de garantir à long terme des soins de santé dans notre province. S’interroger sur l’avenir de l’hôpital d’Arlon, c’est avant tout se demander “Quel est le projet politique de santé porté par Vivalia. Faut-il accepter un projet qui oublie de considérer la patientèle transfrontalière et son influence ?

Faut-il accepter un projet dans lequel rien n’est prévu en termes de mobilité, un projet contraire à la vision de l’aménagement du territoire prôné par le SDER de la Région ? Faut-il accepter un projet largement remis en cause par les conseils médicaux des différents sites de Vivalia ? Faut-il accepter un projet dont le plan financier prévoit une participation financière des communes et de la Province plus élevée, alors que les budgets sont déjà difficiles à boucler ?” ».

Le bourgmestre de Messancy estime que le Sud a depuis 20 ans fait un effort comme nulle part ailleurs. « Ce projet d’hôpital s’assimile aux travaux inutiles. Arlon doit rester une clinique à part entière. » Et puis, au-delà des voix unanimes, le président du conseil médical d’Arlon, Pascal Pierre, concluait : « Notre conseil réaffirmera sa demande pressente d’un hôpital à vocation régionale centré sur la zone la plus peuplée et s’oppose fermement la désertification médicale

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