Les étudiants entassés dans les trains, Écolo dénonce – L’Avenir 07/12

Écolo dénonce, depuis dimanche dernier, les conditions difficiles des étudiants dans les trains les vendredi et dimanche. La SNCB s’adapte.

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La plupart des étudiants et anciens étudiants de notre province connaissent la problématique, celle des trains bondés du vendredi soir et du dimanche soir.

Une situation qui, pour les jeunes – et les moins jeunes – du parti Écolo de la province, n’a que trop duré. Aussi ont-ils décidé de la dénoncer dimanche dernier dans les gares luxembourgeoises les plus fréquentées (Arlon, Libramont et Jemelle), avant que leur appui politique au niveau fédéral, la sénatrice Cécile Thibaut et le député Georges Gilkinet, interpellent, cette semaine, à leur tour, le ministre Labille sur ce thème.

« Saint-Nicolas étant le patron des petits, et mêmes des grands, enfants, les membres d’Écolo J se sont dit que c’était le bon moment pour lancer cette action, confie Jean-François Gerkens, permanent

Écolo. Le problème est que, avec le temps, on ne voit aucune amélioration de cette situation. Et lorsque l’on entend que le ministre  Labille répond qu’elle était déjà semblable dans les années 80, on peut dire que cela devient dramatique. On la connaît depuis 30 ans et rien n’a changé ! »

L’objectif, au travers de cette action, était évidemment d’attirer un maximum l’attention du grand public sur cette problématique largement sous-évaluée, selon Écolo.

« On connaît les problèmes, bien réels, des navetteurs. Mais, pour ce qui concerne ceux des étudiants, à part leurs parents qui vont les déposer à la gare, il n’y a pas grand monde qui se rend vraiment compte de l’ampleur de la situation. Il y a en effet peu d’autres personnes dans les gares un dimanche soir, poursuit le permanent Écolo. Je dois reconnaître que je ne m’en rendais pas compte moi-même avant dimanche dernier. Lorsque l’on voit des quais bondés à ce point, c’est effrayant.

Ils le sont dès la gare d’Arlon,alors qu’il s’agit de la première sur cette ligne. Une étudiante nous a même dit qu’elle préférait prendre son train à Arlon, alors qu’elle habite plus près de la gare de Marbehan, pour espérer avoir une place assise dans un wagon.

C’est vraiment pour dégoûter ces jeunes de prendre les transports en commun. »

Du côté de la SNCB, on assure avoir conscience de la situation et avoir agi, pour ce weekend, en conséquence.

« Actuellement, et selon nos infos, le problème se pose surtout sur le train 2141 le dimanche (départ de Luxembourg à 18 h 20 et arrivée à Bruxelles-Midi à 21 h 27). Ce train fait partie de la relation Luxembourg-Bruxelles et pour des raisons opérationnelles, nous devons nous accorder avec nos collègues luxembourgeois concernant sa composition, puisqu’il est réceptionné en gare de Luxembourg », développe Nathalie Pierard, porte-parole de la SNCB, avant d’annoncer que « ce problème est entretemps réglé. Ce train roulera renforcé à partir de ce dimanche 8 décembre.»

Les étudiants pourront dès lors bénéficier, dans ce créneau horaire, de cinq voitures double étage et de quatre voitures internationales, soit l’équivalent de 160 places assises supplémentaires par rapport à la situation des dernières semaines.

 

L’action d’Écolo J de dimanche dernier a trouvé son prolongement jeudi après-midi à la tribune du Sénat au travers d’une interpellation de la sénatrice Cécile Thibaut au ministre en charge de la SNCB,

Jean-Pascal Labille.

Le ministre annonce une bonne nouvelle aux étudiants navetteurs : à partir de ce dimanche, le train qui arrive à Namur à 20 h 19 (qui part d’Arlon à 18 h 43) sera renforcé et comportera 160 places assises supplémentaires.

Ce train est cependant loin d’être le seul concerné par le manque de places. Le retour du vendredi est lui aussi le plus souvent fort inconfortable. De ce point de vue, l’entrée en service des nouvelles automotrices au départ de Louvain-la-Neuve apporte une réponse progressive à ce manque de places, réagissent Cécile Thibaut et Écolo-Luxembourg.

Néanmoins, si, comme l’affirme le ministre, « l’occupation des trains est surveillée en permanence » et si « la SNCB adapte l’offre en fonction de la demande », on s’étonne que ces situations indignes du service que la SNCB se doit d’offrir à ses clients, régulièrement dénoncées, n’aient pas trouvé et ne trouvent toujours pas de solution satisfaisante.

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