Archive for ‘Presse’

15 juillet 2017

« Notre liste sera une liste d’ouverture » – La Meuse 12/07

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29 janvier 2016

Accident nucléaire à Cattenom ? Des capsules d’iode à Steinfort mais pas à Arlon -L’Avenir 28/01

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Les inquiétudes de Romain Gaudron concernant un éventuel accident nucléaire à Cattenom ont été suivies par tous les bancs du conseil.

Au contraire de la majorité des conseils communaux du chef-lieu, celui de mardi soir a permis aux membres du collège et du conseil de rejoindre leurs familles à une heure plus que raisonnable. Les 26 points à l’ordre du jour et les quatre interpellations n’ont suscité ni longs débats, ni polémiques entre majorité et opposition. Au contraire, il y avait un parfum de large consensus sur les sujets abordés.

L’échevin André Balon a présenté les points concernant les travaux. Sa présentation minutieuse des dossiers, tout particulièrement en ce qui concerne les aménagements des voiries à proximité de l’école de Weyler et de l’extension et de la rénovation de celle de Fouches, n’a suscité de la part des conseillers que des questions sur des points de détail.

André Balon a fait même preuve de mansuétude en proposant au conseil de réduire les amendes dues par l’entreprise chargée des travaux de la rue du Rhin à Waltzing, pour les 25 jours de retard par rapport au cahier des charges. «C’est une jeune entreprise qui découvre les arcanes de la loi, a précisé André Balon. Nous sommes en droit de leur infliger une amende de plus de 10 000€, mais je propose de la réduire à 2 500€». Le conseil l’a suivi.

Gaudron n’a pas offert de cadeau à Magnus

À l’issue des points à l’ordre du jour, une des interpellations a été posée par le chef de groupe Écolo, Romain Gaudron. «Je voulais vous offrir un cadeau, Monsieur le bourgmestre. Je me suis rendu dans quatre pharmacies pour acheter une capsule d’iode qui protège les citoyens en cas d’accident nucléaire. Aucune n’a pu m’en fournir.»

Plus sérieusement, l’élu écolo a rappelé que la centrale nucléaire de Cattenom est située à 42 km d’Arlon et qu’elle présente certaines lacunes quant à sa fiabilité. Il a aussi noté que les autorités de la région Alsace-Lorraine et celle du Grand-Duché ont pris d’importantes précautions pour que leurs populations disposent non seulement d’informations expliquant comment réagir en cas d’incident nucléaire, mais d’une distribution systématique à grande échelle de ces capsules d’iode. Il a demandé au collège d’intenter des actions en justice pour exiger la fermeture de la centrale mosellane.

Anne-Catherine Goffinet, qui vient de reprendre la santé dans ses attributions scabinales, a abondé dans le sens de Romain Gaudron. «Comment imaginer que le nuage nucléaire qui s’échapperait en cas d’incident majeur, puisse être nocif dans un rayon de 20 km, comme le préconise un rapport de l’Agence Fédérale Belge pour le Contrôle Nucléaire, mais qu’il ne le soit plus un kilomètre plus loin? On se fout de nous.»

Le collège estime que ce n’est pas le rôle de la Ville de lancer une action judiciaire, qui n’aurait aucune chance d’aboutir. «Mais nous allons écrire au gouvernement fédéral concernant la problématique des capsules d’iode, a poursuivi l’échevine Goffinet. Un habitant de Steinfort dispose de cet iode et est protégé du risque, alors que celui d’Arlon en subira toutes les graves conséquences.»

La conseillère Joëlle Denis, pharmacienne, ajoutera qu’il est impossible pour les pharmaciens de s’approvisionner: «Nos fournisseurs ne disposent pas de ce produit.»

Anne-Catherine Goffinet n’a pas hésité à affirmer que, dans le cas où le fédéral ne bougerait pas, il serait de la responsabilité de la Commune de prendre en charge la distribution des capsules.

 

 

 

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17 février 2015

La Saint-Valentrain d’Écolo – L’Avenir 14/02/2014

Des chocolats et des tracts attendaient les navetteurs dans de nombreuses gares de la province vendredi. Écolo organisait sa «Saint-Valentrain».

C’est notre manière de dire merci aux navetteurs de prendre le train, de continuer à le prendre », explique Romain Gaudron, d’Écolo. LeCapture chocolat distribué pour cette 14e édition de la SaintValentrain a un goût un peu plus amer avec le nouveau plan de transport de la SNCB. « Le nouveau plan de transport, ici en Luxembourg, pose des soucis. C’est des temps de trajet en plus, des trains supprimés, des difficultés à arriver à l’heure pour les étudiants, au travail pour les travailleurs. On craint que ces horaires mal adaptés soient une première étape vers des suppressions de trains ».

Mantra politique

Les arguments sont connus dans la province, depuis l’entrée en vigueur du nouveau plan de transport, ils sont devenus un mantra politique. Mais depuis presque quinze ans, Écolo se retrouve sur le quai des gares pour militer notamment pour un train rural de qualité. « Nous, on se bat dans les parlements, si les citoyens peuvent continuer à se mobiliser,et bien tous ensemble, on ne lâche pas et on continue à se battre pour un train de qualité ».

Jacqueline Galant, la ministre fédérale de la mobilité (MR) était venue rassurer : « Les changements d’horaires sont dus aux importants travaux sur la ligne 162 et ne découlent pas d’une stratégie de désinvestissement du train rural ».

Pour Romain Gaudron, il faut être plus nuancé que ça. « Il y a d’importants travaux sur la ligne 162 mais d’autres lignes, comme l’Athus-Meuse, ne subit pas spécialement de travaux et où les changements d’horaire sont problématiques. Quand on voit que rien qu’à Messancy, il y a 80 abonnements scolaires et qu’on met en place un horaire qui ne tient pas compte des horaires scolaires à Arlon, ça pose question. Ici, on ne voit rien de positif avec ce plan de transport ! »

Des usagers plus nuancés Sur le quai vendredi matin, les navetteurs sont plus nuancés. « Un petit temps d’adaptation mais aucun problème ». Pour certains usagers, le nouveau plan de transport est mal vécu : « Je travaille tard. Le soir, je n’ai plus de train. Je n’ai pas de permis. Désormais, je prends le bus », explique une travailleuse transfrontalière. Une dame passe en courant : « Là, je dois foncer car si je le rate, avec les nouveaux horaires, je dois attendre le prochain plus longtemps. En plus, le trajet prend plus de temps ! ».

D’autres personnes ont le sourire : « Pour moi, c’est génial, je peux dormir un peu plus longtemps. J’ai moins de temps à attendre pour mon bus ». Les opinions des usagers sont donc très diversifiées même en province de Luxembourg. Et pour tous les usagers qui souhaitent témoigner de leur quotidien, Écolo lance le hashtag #j’aimemontrainrural.

Anaïs STAS

23 novembre 2014

Écolo au collège : «Révoltez-vous !» -L’Avenir 21/11

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Brigitte Pétré, conseillère provinciale écolo, et Romain Gaudron, conseiller communal d’Arlon écolo, réagissent à propos de la décision du comité inter-ministériel wallon pour la distribution d’attribuer le permis socio-économique au projet de centre commercial à Sterpenich déposé par la société Ikéa.

« Les alentours d’Arlon ont connu un développement commercial important, exponentiel si on compte les structures sorties de terre du côté luxembourgeois et français, expliquent-ils. L’UCM nous rappelle que la moyenne belge de 16m2 commerciaux pour 10 habitants s’élève à 20m2 chez nous ! Il y a saturation !»

Pour la conseillère provinciale Brigitte Pétré, cela engendre des conséquences sociales et environnementales préoccupantes.

«Aujourd’hui, tout nouveau mètre carré construit entraîne un transfert de l’offre commerciale et de l’emploi, précise-t-elle. À Arlon, chaque nouvelle implantation extérieure au centre-ville ne fait que dévitaliser un peu plus une cité déjà bien en peine. Enseignes vides, pertes d’emplois, attractivité réduite comme peau de chagrin, impression générale d’isolement voire d’abandon…

Ce projet le long de l’autoroute à Sterpenich est complètement déstructurant en termes d’aménagement du territoire. Dans ce contexte, la décision de la Région wallonne, à travers les cabinets Marcourt (PS), Tillieux (PS) et Di Antonio (cdH), d’attribuer, contre l’avis de la Commune d’Arlon, le permis socio-économique pour des milliers de mètres carrés de nouvelles surfaces commerciales, est une gifle de plus au chef-lieu de la province.»

Selon le conseiller communal Romain Gaudron, cette position contraste avec la décision courageuse prise par le ministre Philippe Henry en novembre 2012 de refuser un permis de parc commercial pour un projet similaire sur le zoning Idelux à quelques pas du projet actuel.

«J’invite le Collège communal à persévérer et à user de tous les moyens légaux disponibles afin que la majorité wallonne, aux coloris similaires, se soucie de l’avenir, du dynamisme de notre ville, dit-il. Comme André Antoine, Écolo suggère au collège arlonais de se révolter. »

3 novembre 2014

«Magnus n’a pas de vraie vision pour Arlon » – La Meuse 03/11

CaptureRomain Gaudron, conseiller communal Ecolo à Arlon, est l’un des plus jeunes politiciens de la province. A 28 ans, cet ancien assistant parlementaire de la sénatrice Cécile Thibaut, vit la politique comme une passion. Entretien sans langue de bois.

Vous avez démissionné de votre poste d’assistant parlementaire de Cécile Thibaut pour devenir directeur du personnel à la commune d’Aubange. Vous levez le pied au niveau militantisme ?

Pas du tout ! Mon engagement reste le même, dans la locale Ecolo à Arlon et au conseil communal.

Pourtant, assistant parlementaire, vous qui êtes jeune, c’était le tremplin idéal pour une belle carrière politique. D’autant que l’on vous prête d’autres ambitions que celles de conseiller communal ou chef de groupe de la locale d’Arlon…

Oui, peut-être. Si un jour j’ai la possibilité d’aller plus loin, je saurai saisir la balle au bond. Mais entre devenir député ou échevin, si j’avais le choix, je ne suis pas sûr que je choisirai le job de député. Moi, c’est la politique communale qui me fait vibrer.

Justement, parlons d’Arlon. Vous critiquez régulièrement le manque de vision du collège.

Pour moi, le collège mène une politique d’assureur. Il couvre les risques, point. Ce n’est pas une politique de développeur. Le collège peine à Capture2insuffler un dynamisme. Vincent Magnus n’a pas de vraie vision pour Arlon, sur l’avenir du piétonnier par exemple. Il gère les choses au quotidien, voilà.

En même temps, vous êtes dans l’opposition, c’est une position confortable. Vous critiquez, mais vous ne vous mouillez pas !

C’est vrai, il y a ce confort de l’opposition de ne pas avoir à mettre les mains dans le cambouis. Mais aussi une grande frustration de ne pas montrer ce que l’on peut faire ! Ecolo dans la majorité, moi, je dis « chiche » ! (sourire)

C’est un peu le problème des Verts, de manière générale. De bonnes idées, auxquelles tout le monde adhère plus ou moins, mais personne ne vote Ecolo.

C’est avant tout une question d’image. Le militant Ecolo a l’étiquette du défenseur des petits oiseaux. Moi, je ne suis pas le défenseur des petits oiseaux. Ecolo a un vrai projet socio-économique. Mais c’est un travail de longue haleine pour faire changer l’image du parti, imposer ses idées. En même temps, les partis traditionnels sont au pouvoir depuis des lustres, et on attend

toujours le retour de la croissance.

Parlons des nouveaux accords de gouvernement, au fédéral et au régional. Quels sont les dangers que vous pointez pour les Luxembourgeois ?

D’abord, pour le Luxembourg, il va y avoir un vrai souci au niveau de la mobilité. On prévoit 2.1 milliards d’économies. Inévitablement, pour le rail, ce sont les zones rurales qui vont trinquer. Idem pour les TEC. Si on supprime des lignes, dans le Luxembourg plus qu’ailleurs, c’est très problématique. Aujourd’hui, on met plus de temps pour faire Arlon – Bruxelles que dans les années 50. C’est dire !

On se moque de nous !

Autre point noir : Paul Furlan, ministre wallon des pouvoirs locaux, veut geler les primes à l’énergie, notamment les primes à l’isolation des bâtiments. Cela n’incite donc pas les gens à aller vers l’éco-énergétique. Et à la clé, ce sont des emplois qui sont menacés. La réalité socio-économique du Luxembourg, c’est beaucoup de petits indépendants, notamment dans le secteur de la construction. Et ces mesures les mettent directement en danger.

Enfin, par rapport à l’emploi, le gouvernement veut supprimer jusqu’à 7 % des aides pour l’emploi (APE). En Luxembourg, ce sont 175 emplois qui risquent de disparaître dans les administrations, dans le non-marchand, etc.

AU CONSEIL COMMUNAL D’ARLON, IL N’A PAS SA LANGUE EN POCHE

Le poil à gratter du conseil communal

Ses interventions lors des conseils communaux d’Arlon sont souvent très remarquées, et même attendues avec une certaine délectation. Volontiers sarcastique, piquant, mais toujours réfléchi et pertinent, Romain Gaudron a le don de s’attirer les foudres de la majorité. Certains conseillers communaux cdH (comme l’ancien bourgmestre Raymond Biren, pour ne pas le citer) lui ont déjà publiquement reproché son arrogance et ont pointé son manque d’expérience.

Et on ne compte plus les fois où il a fait sortir André Perpète (PS) et Jean-Marie Triffaux (PS) de leurs gonds. André Balon (cdH) l’a renvoyé dans les cordes plus souvent qu’à son tour. Quant au bourgmestre Vincent Magnus (cdH), on l’a vu plus d’une fois lever les yeux au ciel et soupirer face aux attaques de l’Ecolo. «Je sais que mes interventions vont se passer comme elles se passent, c’est-à-dire… pas toujours très bien. Mais je ne suis pas dans l’opposition bête et méchante. J’argumente toujours. La majorité a ses idées. Mais moi, je ne veux pas leur faire le plaisir de me taire et de ne pas montrer qu’il existe des alternatives», confie le chef de file du groupe Ecolo.

« PAS POUR LE PLAISIR»

Recherche-t-il le clash ? « Absolument pas. Ce que je veux, c’est proposer d’autres pistes de réflexion. Je ne viens jamais avec des idées farfelues. Je sais bien que j’ai moins d’expérience politique qu’un André Perpète ou qu’un André Balon. Ils ont l’expérience de leur côté, moi pas encore. Mais pour autant, cela ne me donne pas l’excuse de ne pas dire ce que j’ai à dire. Et si un jour j’étais dans la majorité et eux dans l’opposition, j’aimerais qu’ils procèdent de la même façon ! Je ne joue pas le rôle du poil à gratter juste pour le plaisir ».

LE PIÉTONNIER – « Ma solution pour le centre-ville »

« Le problème du manque de dynamisme du piétonnier est complexe. La Ville a raison de dire non à

l’agrandissement d’IKEA. Stopper le développement du commerce périphérique, c’est un bon début. Mais pour que le centre revive, il faut des gens qui y habitent ! Les premiers consommateurs du centre-ville, ce sont ses riverains. Il faut s’attaquer au prix des loyers exorbitants, aux logements insalubres. Donner envie aux gens de venir habiter le piétonnier. Le logement, c’était pourtant une priorité de la nouvelle législature. Mais rien n’a encore été fait. »

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TOP

> Carine Lecomte (MR), députée régionale : c’est une bonne nouvelle d’avoir une Arlonaise comme députée à la Région, elle sera un relais important. Je ne la connais pas bien, mais j’ai apprécié de lire dans La Meuse qu’elle voulait défendre le service public.

> Les travaux de rénovation du belvédère d’Arlon : c’était attendu de longue date, et c’est parti, enfin ! J’ai hâte que l’on puisse monter dans ce belvédère pour admirer le panorama. Ce sera un phare touristique pour Arlon !

> La mobilisation des étudiants en médecine : cela me réjouit de voir qu’ils se battent ! Pour le

Luxembourg, où il y a pénurie de médecins, c’est l’avenir des soins de santé qui est en jeu.

FLOP

> Benoît Lutgen (cdH) : on me reproche parfois de vouloir attirer l’attention sur moi, en m’exprimant lors des conseils communaux. Si je voulais cela, je ferais plutôt dans le populisme. Je traiterais les gens de collabo ou j’irais jouer les bouchers. Lutgen est un grand stratège politique, mais il travaille plus à faire parler de lui qu’à développer ses idées.

> Vincent Magnus (cdH) : nous arrivons au tiers de la législature. Si je devais faire une comparaison avec une année scolaire, je dirais qu’à l’heure des examens de Noël, Vincent Magnus n’a pas encore beaucoup travaillé. J’aurais du mal à mettre des points dans son bulletin ! En campagne, il était très dynamique, il faisait beaucoup de promesses. Et là, dans les actes, il n’y a pas grand-chose.

 

par Romain Goffinet

COLLABORATEUR

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